Peuple de citoyens, rempart contre l’Etat spectacle

François Bayrou vient de le réaffirmer « un recours contre les abus de pouvoir, c’est le peuple »! Le Peuple, celui de la Constituante, celui à qui appartient la souveraineté nationale et pour laquelle l’article 3 de notre Constitution  de 1958 affirme « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Nous Démocrates affirmons que seuls des citoyens engagés peuvent se saisir de leur destin et se gouverner eux-même par l’intermédiaire de représentants qui respectent et redonnent confiance en la société!

Plusieurs éditorialistes et chroniqueurs de la vie politique, conscients des dérives du monde dans lequel ils baignent ont mis en avant ces dernières semaines la pertinence de l’oeuvre de Roger-Gérard Schwarzenberg « L’état spectacle » dont il vient de publier le tome 2. Alain Duhamel revient sur cet ouvrage dans sa chronique du Point de cette semaine sous un titre dont nous partageons la conviction : « la malédiction de l’Etat spectacle ». Avec la facétie qui lui est coutumière Alain Duhamel illustre cette malédiction en chroniquant en contrepoint l’ouvrage de Jean-Marie Rouart tout aussi malicieusement intitulé « Cette opposition qui s’appelle la vie »…en référence à cette affirmation de Balzac « J’appartiens à ce parti d’opposition qui s’appelle la vie. »

Le MoDem vrai rempart contre l’Etat spectacle

Aller à contre-courant de cette mise sous tutelle de la vie démocratique par les médias dénoncée également par Alain Duhamel, demande d’abord du courage politique. En effet, si les couronnes de lauriers se tressent et se fanent aussi vite dans les médias, ne pas y être pour un homme ou un Mouvement politique, c’est à coup sûr prendre le risque de ne jamais être en capacité de faire progresser dans l’opinion les idées qui permettront de lutter justement contre cette dictature de l’opinion, qui empêche au Peuple de batir son « vouloir vivre ensemble » et de le renouveler.

Aussi, lorsque notre ami souhaite que le MoDem puisse avoir des bons porte paroles pour parler à voix haute dans les médias, nous convenons volontiers de cette nécessité même si notre préférons les termes parler juste et clair au terme parler fort (les idées les plus fortes finissant toujours par triompher mezzo voce et particulièrement celle énoncées par F. Bayrou dans Abus de pouvoir qui vise à redonner confiance en la société).

Il nous semble que de ce point de vue, l’ouverture des listes MoDem pour les élections européennes à la société civile et à quelques un de ses brillants représentants -et en leur préservant justement une certaine autonomie pour qu’ils aillent avec leur personnalité au contact des français et donc de « la vie » (voir l’excellent reportage sur la campagne de JF Kahn dans le numéro de Marianne de cette semaine) a pu permettre au MoDem d’avoir de très bons porte-paroles et nous espérons que cela se traduira nettement dans les urnes le soir du 7 juin.
Ces candidats sont en phase avec les français qu’ils rencontrent parce que par conviction ou métier ils ont la fibre militante pour accueillir les « réalités humaines » (Robert Rochefort à Montpellier, conférence sur le Modèle européen) et les traduire en propositions politiques !!!!  Car depuis sa naissance à Athènes, la démocratie c’est faire des propositions pour l’intérêt général que le MoDem indépendant peut mieux que n’importe quel Mouvement chercher avec nos concitoyens (« Quelqu’un présente t’il à l’Assemblée quelque projet pour le Bien de l’Etat ?» (Euripide – Les suppliants). Oui, avec Jean-François Kahn nous pouvons dire « On n’est pas au milieu, on est en avant »! pour un combat d’avant garde contre l’Etat spectacle et pour un Peuple de citoyens !!!

Comme l’indiquait avec enthousiasme un Alsacien venu écouter JF Kahn à Molsheim (article d’Eric Conan Marianne 23 au 29 mai p. 27) « Avec Kahn, on comprends mieux ce qui nous arrive qu’avec les slogans des politiques ». Comprendre pour agir, débattre pour formuler des propositions réellement citoyennes voilà ce que l’élargissement de la base des militants du MoDem que nous espérons que cette campagne aura permis va toujours permettre de mieux faire. Disposer des forces militantes pour multiplier les Cafés démocrates voilà ce qui permettra au MoDem, bien au delà de l’échéance de 2012 (objectif 2112), d’être le Mouvement pour le XXIème siècle avec le projet humaniste qui est le sien.

Avoir 50 000 et pourquoi pas demain 100 000 porte paroles convaincus que la politique ne se fait pas à la corbeille, mais « dans la vie » et par la société, voilà une ambition réellement révolutionnaire que le MoDem est en mesure de réaliser.

Le MoDem pour un Peuple de citoyens !

Le MoDem s’est donné comme objectif  et doit avoir la force de conviction que travailler sans relâche à l’avènement de cette démocratie qui est selon l’idéal de Marc Sangnier “l’organisation politique de la société qui vise à porter à son plus haut niveau la conscience et la responsabilité des citoyens”. Cette voie, semble en effet, vu les attentes d’une grande partie d’un Peuple français porté à l’engagement (même si la vie associative souffre aussi de la réussite individuelle trop souvent montrée comme seul moyen de se réaliser et de réussir sa vie (cf la Rollex de Séguéla) porteuse de grandes perspectives en terme d’ancrage durable de notre Mouvement dans la vie politique française.

Ici nous croyons et portons un MoDem Mouvement civique, non pas énième parti centriste croupion de majorités de droite ou de gauche qui l’utilisent pour gagner les élections mais Mouvement central, indépendant et aiguillon de la vie politique pour que celle-ci redevienne ce qu’elle n’aura jamais dû cesser d’être c’est-à-dire selon l’expression de François Bayrou « affaire de citoyens ».

Nous croyons que fédérer des « citoyens engagés » est pour le MoDem, le gage d’être Devant (merci JFK) pour renouveller la vie politique française et remettre le Peuple au centre de celle-ci (celui dépositaire de la souveraineté nationale donc nécessairement éclairé de ses choix et responsable) donc lui permettre d’échapper à la dictature de l’opinion en revenant « au choc des idées et des forces » pour reprendre l’expression d’Alain Duhamel.

Il est à cet égard heureux que nos candidats aient produit à l’occasion de ces élections autant d’ouvrages écrits avec passion, pédagogie, clarté et clairvoyance et que notre Mouvement propose un programme auxquels nos adversaires ne peuvent opposer que des arguments faibles et tirés du passé pour réfuter que notre Mouvement tire fermement la vie politique française vers le haut pour que les français se réconcilient enfin avec elle.

Ce programme est issu de la vie démocratique interne d’un Mouvement qui sera, c’est sa vocation et sa force, de plus en plus tourné vers la société dans le cadre des « convergences démocratiques » pour créer un « Solidarnosc à la française » dont François Bayrou a parlé. En effet, comme il est rappelé en fin de document « Ce programme a été élaboré grâce aux contributions fournies par les seize groupes de projet Europe mis en place à la mi-octobre, auxquels ont participé plus de 3 500 adhérents. Adopté lors du Conseil national du 24 mars, il a, par la suite, été enrichi en particulier lors des travaux des huit Conventions thématiques qui se sont tenues aux mois de mars, avril et mai. » Nous avons dit à quel point la passion de la médiation entre les responsables politiques et la société civile devait être la marque et l’âme commune au MoDem, afin que celle-ci se sente respectée, autonome et non point inféodée au politique. Car comme l’affirme Jean-François Kahn et c’est la force des citoyens libres dont l’ambition se limite à servir leurs concitoyens « Moi je dis la même chose en privé et en public » (Marianne sus-cité p. 27).  Alors que Messieurs Copé et Désir font allusion à de supposés mensonges destinés à mystifier les électeurs, soyons tous tendu vers cette exigence de la vérité du débat (cf charte éthique du MoDem) porteuse de la confiance retrouvée et renouvellée à l’avenir de nos concitoyens.

Seule l’indépendance du MoDem nous permettra de nous adresser aux français de tous horizons et surtout à ceux qui ont trop pris l’habitude de déserter les urnes pensant que leur sort et leur vie quotidienne n’intéressent pas les représentants du Peuple. Vive les Cafés démocrates pour l’émergence d’un Peuple de citoyens! Comme un de nos amis l’a proposé, promouvons l’idée d’un Ministère du citoyen (et tant pis ou tant mieux si d’autres s’emparent de cette belle idée) !




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Non François Bayrou n’est pas poherisable!

Un article de Rue 89 prédit pour François Bayrou un destin à la Poher… soit être battu au second tour de la présidentielle s’il y parvenait faute d’assise électorale suffisante… Pascal Perrinaud livre une analyse rétrospective et prospective intitulée « d’où viennent les électeurs de François Bayrou? » pour le Figaro se concluant par un problème de consolidation « d’un électorat de dernier moment » présenté comme hétéroclite.  Pourquoi évoquer ces deux articles alors que la campagne pour les élections européennes bat son plein? Parce qu’ils traduisent à merveille à nos yeux la myopie de classe médiatico politique sur ce qu’est réellement le MoDem, ce que la manière avec laquelle il conduit la campagne pour les élections européennes illustre parfaitement. Le MoDem apporte une révolution dans la vie politique française !

Le MoDem est un mouvement de citoyens engagés, lesdits citoyens au nombre de 3500 ont contribué à élaborer un programme pour ces élections européennes dont tout adhérent, sympathisant et électeur est ou sera fier !!!!

Cet excellent programme est téléchargeable ici !

Une rapide lecture de ce programme et un minimum d’honnêteté intellectuelle (certaine pour les auteurs des articles sus-cités) leur montrera très rapidement :

1. que le MoDem n’est pas le Centre des Démocrates de Progrès (pour lequel j’ai personnellement d’ailleurs beaucoup de respect) d’Alain Poher, et donc que la communauté de destin de notre illustre Président du Sénat avec François Bayrou, risque de bifurquer un jour,

2. que l’électorat hétéroclite et « des dernières heures » du MoDem a de fortes chances, au fur et à mesure que ces éléments de programme seront déclinés mais surtout enrichis à chaque élection, de fortement se consolider et surtout de se développer!

Pour ce faire nous citerons ici seulement les titres des chapitres de ce programme (bien qu’elle s’en cache Martine Aubry a déjà du le lire sinon elle n’userait pas autant de la mauvaise foi pour tenter de disqualifier le MoDem) :

  • Pour une réponse européenne à l’urgence de la crise
  • Pour une solidarité économique européenne
  • Pour une régulation de la mondialisation
  • Pour promouvoir le modèle social européen
  • pour une Europe à l’avant-garde du développement durable
  • Pour une approche humaine et durable de l’agriculture et de la pêche
  • Pour une Europe des citoyens
  • Pour une Europe protectrice des identités
  • Pour porter la voix européenne dans le monde
  • Pour donner la priorité au développement des pays pauvres.

N’est-ce pas là un programme Monsieur Perrinaud, qui bien au delà des conjectures, et surtout partant des historiques du vote centriste, va modifier fondamentalement le paysage politique français? Le vote MoDem dit des « dernières heures » va, si besoin était, se transformer de plus en plus en vote de conviction et d’adhésion!

Evidemment un Mouvement politique central et indépendant, l’UMP et le PS et tous ceux qui ronronnaient depuis des décennies dans la gangue bien française de la bipolarisation, personne ne veut laisser émerger cela et tous les scuds et exocets seront bons pour l’abattre en plein vol ce MoDem… Mais comme les frontières n’arrêtent pas le vent, les essuie-glaces, trappes et autres pièges à MoDem n’abatteront pas cette idée toujours neuve : le citoyen engagé au service de l’intérêt général !

Le MoDem est un mouvement ouvert sur la société à l’écoute des réalités humaines!

Sauf erreur historique de ma part, il ne me semble pas que c’était le point fort du CDP (quelque qu’étaient par ailleurs ses qualités) et Mesdames Messieurs les fossoyeurs du MoDem il va falloir vous y habituer, ceci est totalement nouveau!  La force du MoDem dans cette campagne des européennes c’est d’avoir été rejoint par des citoyens de talent Robert Rochefort, Jean-François Kahn, Sylvie Goulard pour ne citer qu’eux !!! De talent mais surtout de convictions !!! Fini le temps ou comme disait le Président Chirac « un centriste cela se roule dans la farine et celà se frit » ! Il ne s’agit plus de centristes mais de citoyens engagés, saisissez toute la nuance Mesdames et Messieurs les responsables politiques de tous bords et commentateurs avisés de la vie politique française…

La différence est énorme !!! Pour l’illustrer mettons en exergue cette affirmation essentielle de Robert Rochefort lors de la Convention thématique européenne de Montpellier consacrée au « modèle européen » :

« Quand on aura compris que les réalités humaines sont premières, que l’on ne peut rien faire sans écouter les réalités humaines, oui, on pourra vouloir une Europe efficace, une Europe sociale, une Europe qui sera démocratique ».

Voilà ce qui doit effrayer du côté de la rue de Solférino, comme perturber sérieusement le fonctionnement des essuies-glaces de Monsieur Bertrand, le MoDem est un Mouvement de citoyens engagés, à l’écoute des réalités humaines. L’originalité du MoDem indépendant, c’est de pouvoir le faire auprès des républicains de tous horizons !!!

Oui, adhérents, sympathisants, électeurs du MoDem, mobilisons autour de nous les français en leur affirmant avec la certitude de ne pas les tromper : les candidats MoDem de « L’Europe c’est nous! » ont écouté les réalités humaines des français au cours de cette campagne et il les porteront avec force au Parlement de Strasbourg!

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De l’usage de l’essuie glace par beau temps!

Histoire brève (pour changer)! Dans l’article « François Bayrou fait peur » publié ce mardi 19 mai matin dans Direct Matin un mot d’esprit de Xavier Bertrand en dit long sur le respect que porte au MoDem celui qui a vu de la haine dans le livre de François Bayrou.

Citons : »L’UMP est dans l’embarras (à propos de FB). Officiellement, le parti du président feint d’ignorer le danger. « J’adopte la stratégie de l’essuie-glace, je balaye et je poursuis ma route », ironise Xavier Bertrand. »

Conseillons plutôt à Xavier Bertrand d’allumer ses anti-brouillards il y verra peut-être enfin plus clair sur ce qu’est le MoDem : « Le Mouvement Démocrate est un mouvement de citoyens engagés » (article 1er de la Charte éthique, que vous allez bientôt connaitre par coeur à force de venir sur ce blog :-))) ). Pas facile de balayer un Mouvement de citoyens engagés Monsieur Bertrand!

Votre essuie-glace Monsieur Bertrand ne sert à rien par temps de la belle éclaircie qu’apporte l’irruption du MoDem comment Mouvement central de la vie politique française. Ne soyez pas grincheux il fait soleil!!!

Chacun sa technique, Monsieur Raffarin lui préfère la trappe à l’essuie-glace… l’élection à un tour pour enterrer le MoDem…  Il va leur falloir beaucoup d’imagination à ses Messieurs et Mesdames (plutôt de l’autre bord) pour mettre par terre le Mouvement le plus neuf et le plus porteur d’espoirs pour réveiller notre Démocratie et notre République depuis fort longtemps!

Ici nous défendons l’idée que le piège le plus mortel pour le MoDem serait de perdre son indépendance ! Comme souvent la meilleure chance du MoDem c’est de croire en la force de l’originalité et de la justesse de son combat : redonner confiance en la société notamment en la débarrassant de la gangue de la bipolarisation !!! Ici nous affirmons que les élections les plus importantes pour le MoDem ce sont les élections (bip) … ayez de l’humour… mais non très sérieusement les élections locales !!!

L’Europe c’est nous! La France c’est nous ! Nos régions c’est nous ! Nos villes c’est nous ! Le MoDem c’est vous!

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« L’Europe c’est nous’, « La France c’est nous » donc le MoDem c’est vous!

François Bayrou à dévoilé à Montpellier le slogan du MoDem pour les élections européennes du 7 juin « L’Europe, c’est nous! ».  Cette idée que « l’Europe est affaire de citoyens » est la déclinaison du projet politique présenté par le Président du MoDem dans Abus de pouvoir  qui est de donner confiance à la société en s’appuyant sur les forces vives du pays (ou donc de l’Europe) : “la société, (les) familles, (la) démocratie locale, (les) entreprises, (les) associations” (p. 253).  Voilà Madame Aubry, Monsieur Copé et autres commentateurs peu inspirés face à la « menace MoDem » pour vos intérêts électoraux, ce que vous vous refusez de voir en disant que le MoDem ne fait pas de propositions. Les propositions du MoDem émanent -et doivent de plus en plus émaner- de la société civile et s’adressent à l’ensemble des européens ou français pour les respecter et responsabiliser dans leur rôle de citoyens.

« L’Europe c’est nous »

Comme l’a fait remarquer François Bayrou à Montpellier « les candidats du MoDem « ne regretteront pas de ne plus être quelque chose, ils ne prennent pas le Parlement européen comme roue de secours, ils le prennent parce qu’ils y croient et ça fait une sacrée différence avec les autres! »

Là où certains voyaient dans la fuite de certains soutiens de François Bayrou vers l’UMP et Nicolas Sarkozy une faiblesse pour le MoDem, il faut y voir désormais une chance et une force!

En effet, au-delà du renouvellement tant attendu par les français du « personnel politique » et surtout de la façon de faire de la politique, cette situation aura permis au MoDem de faire appel à des personnalités talentueuses de la société civile pour conduire des listes MoDem aux élections européennes (rappelons à JF Coppé, M Aubry et aux autres  qui l’ignore encore que le MoDem est « un Mouvement de citoyens engagés » art. 1er de sa Charte éthique).

Avec ce slogan « l’Europe c’est nous », le MoDem leur apporte la certitude qu’en tant qu’acteurs de la société civile et citoyens engagés ils ne se sont pas trompés de liste ni de combat. Messieurs Jean-François Kahn et Robert Rochefort, Madame Sylvie Goulard et vous toutes et tous qui avaient rejoint ces listes, ce slogan vous honore à juste titre.

Dans toutes les régions, les candidats MoDem ont déployé depuis des semaines une énergie formidable (-exemple pour la liste du nord ouest conduite par Corinne Lepage et Olivier Henno) pour aller rencontrer les citoyens sur leur lieux de vie et de travail où à l’occasion des Conventions du MoDem sur l’Europe et des nombreux Cafés démocrates organisés ici et là avec l’appui des 50 000 militants du MoDem.
Les partisans du système UMP-PS ne peuvent pas accepter, donc refusent de voir que, contrairement à ce qu’affirme par exemple benoitement Jean-François Coppé (Le Figaro, 15/05/09), François Bayrou n’est pas un « homme de droite » qui joue au coucou dans le nid du PS, mais celui qui peut parler à tous les français sans distinction pourvus qu’ils se reconnaissent dans les valeurs de la République (liberté, égalité, fraternité : célébrées dans Abus de pouvoir). Donc, à vous les citoyens rencontrés sur les marchés ou sur vos lieux de vie, ce slogan vous donne espoir et confiance en ce que les échos de vos préoccupations soient portées au Parlement européen de Strasbourg.

Enfin, parmi les 14 engagements pour la campagne européenne élaborés par les adhérents du Mouvement Démocrate (précision à l’intention de Monsieur Copé qui croit que François Bayrou est l’hyper président du MoDem) le cinquième affirme que l’Europe est affaire de citoyens. Non le MoDem ne laissera pas dans cette campagne faire croire aux nonistes de tous bords que les maux de la France ont leur source à Bruxelles ou à Strasbourg puisque les responsables français participent à l’adoption des textes européens (réglements et directives). A cette fin, et pour faire cesser la cacophonie à ce sujet, le MoDem propose : « Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens. »

« La France c’est nous » donc le MoDem c’est vous!

Combattre l’abstention s’il y a bien un Mouvement politique qui y a un puissant intérêt c’est bien le MoDem, celle-ci ferait bien sûr le jeu du PS et de l’UMP qui ont les appareils et les moyens les plus puissants pour mobiliser leur coeur d’électorat !

Mobiliser les citoyens français pour se rendre aux urnes le 7 juin prochain élire leur député européen nous venons d’en parler c’est d’abord leur dire, et avec quelle force et brio, que puisque l’Europe c’est eux, chaque vote compte !

C’est ensuite leur dire, que le MoDem sur ce sujet comme sur d’autres n’aura pas deux langages et deux pratiques, une pour les journeaux du 20h à Paris, et une autre pour les votes au Parlement européen. Mouvement de citoyens engagés (il y a des redites nécessaires et qui ont plus que jamais tout leur sens ici) quand le MoDem affirme aux citoyens français « L’Europe c’est vous » a fortiori il leur dit « La France c’est vous! »

Madame Aubry, agacée que F. Bayrou soit reconnu « premier opposant », vous pouvez proclamer le PS « premier proposant », les propositions que vous verrez pour demain, pour les régions comme pour le pays resteront datées !!!! En effet, sauf à ce que, et nous nous en réjouirions au MoDem,  ces propositions soient de nature à transcender les clivages politiques pour enfin, s’attacher à ce que les citoyens, tous les citoyens, se sentent parties prenantes au destin de leur région comme de leur pays, vous et le PS resterez prisonniers du carcan de la bipolarisation qui empêche les « convergences démocratiques » dont a parlé François Bayrou de se faire (nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain billet).

Ici, nous sommes farouchement partisan de l’indépendance du MoDem, nous voyons dans la déclinaison de ce slogan « L’Europe c’est vous! », une nouvelle étape du formidable mouvement lancé avec « la France de toute nos forces », tant les idées sont soeurs.
Il valide à nouveau le positionnement d’un MoDem devenu incontournable, Mouvement central de la vie politique française, et aiguillon pour un renouvellement en profondeur de celle-ci dans le sens d’un approfondissement de la démocratie dont elle a plus que jamais besoin.

Chers concitoyens saisissez vous du bulletin de vote MoDem pour dire que l’Europe voulue par les plus conscients et responsables de ses citoyens fondateurs (Schumann, Adenauer, De Gasperi, ….) se doit d’être fidèle à ses valeurs fondatrices, c’est-à-dire la fraternité des peuples dans et pour la paix retrouvée, la solidarité entre les pays et les régions, et l’exigence de servir le progrès démocratique, économique et social pour tout un continent!

Demain, pour les élections régionales, comme cela a été le cas très largement pour les élections municipales, le MoDem viendra à votre rencontre, pour construire avec vous des réponses ambitieuses, courageuses car tendant vers l’intérêt général, mais efficaces car proches de vos préoccupations et pragmatiques !

Aussi, que vous soyez ou non engagés dans des associations ou d’autres mouvements porteur de sens, de fraternité et d’engagement civique, vous pourrez, sans vous laisser piéger dans le bipartisme UMP-PS et la bipolarisation de la vie politique française, être à l’aise car libres dans un mouvement citoyen pour servir votre région, votre pays.

Jean-François Kahn, Robert Rochefort, Sylvie Goulard et toutes et tous les autres candidats du MoDem issus de la société dite civile, vous êtes des précurseurs d’un engagement citoyen promis à un très bel avenir : l’engagement pour tous les citoyens au côté du Mouvement qui veut redonner confiance à la société, le MoDem !

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Donner confiance à la société (à propos d’Abus de pouvoir de F. Bayrou)

Avec Abus de pouvoir François Bayrou a souhaité prendre date et jetter les jalons d’une alternative aussi ambitieuse que courageuse : donner confiance à la société.  Un livre d’avance bien sûr en ce sens où il esquisse cette alternative, proposer un autre chemin est de tout temps la meilleure façon de dire non. Certes dans ces pages François Bayrou est un homme en colère mais il s’agit de légitime défense. François Bayrou y dresse autant un plaidoyer pour une réforme de la République (au sens où il l’indique à savoir retour à sa forme initiale) qu’il ne dresse un réquisitoire du sarkosysme.  Enfin, les jalons posés pour cette alternative sont et vont, par essence et à notre sens, bien plus loin que l’horizon 2012 ou 2017 pour  lesquels on prête à l’auteur de l’ambition? Fort heureusement pour nous il en a d’autres pour le MoDem, pour la France et pour l’Europe.

Abus de pouvoir est un livre de légitime défense.

Ni pamphlet, ni brûlot et encore moins livre « haineux » Monsieur Bertrand, Abus de pouvoir est un livre d’un homme en colère, en colère comme Henri Fonda jouant le rôle titre de 12 hommes en colère (film de Sidney Lumet), en colère contre une opération de dénaturation de la France, de la société française.

Abus de pouvoir est un livre qui prend, arme de la culture à la main, la légitime défense du génie français qui a fait que la France est la France, à la fois parfois si désespérante, mais toujours autant espérons le, Lumière pour le monde (voir le titre du supplément des Echos de jeudi « trop français Obama? »). C’est un livre pour dire calmement à Nicolas Sarkosy qu' »un petit conseiller municipal de Pau » (la phrase serait de lui) peut « aimer la France » et oser en prendre la défense.
En effet, avec ses mots à lui, François Bayrou illustre la formulation de Renan « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, a vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis » (E. Renan Qu’est-ce qu’une nation? Paris Presses Pocket, 1992 p. 54). Il affirme que l’action du pouvoir actuel ne respecte ni le « legs de souvenirs » consolidé que sont les fondements républicains qui structurent notre espace public, ni « le désir de vivre ensemble » en cherchant davantage à opposer les français qu’à les rassembler. Evidemment cela ne peut pas plaire au secrétaire général de l’UMP.

Abus de pouvoir est  un livre qui oppose  une saine colère contre une façon de concevoir la politique qui autoriserait tout à celui qui est devenu Président de la République, avec talent (reconnu à plusieur reprises) sans doute mais pas seulement, s’écarte de son mandat pour se « réaliser » en hyper président et se sert de la position conquise pour réaliser une captation générale des principaux pouvoirs notamment économiques pour lui et son réseau,  au lieu de servir ses concitoyens !  Ce détricotage des fondements de la République française par Nicolas Sarkosy sans mandat reçu du Peuple pour se faire est la thèse centrale du livre. François Bayrou avance, de nombreux éléments de preuve à l’appui, que cela fait système et qu’il s’agit de l’idéologie du pouvoir actuel.

Abus de pouvoir est un ouvrage qui prend la légitime défense de la fonction de Président de la République. Nous pourrions mettre au crédit de Nicolas Sarkosy de faire preuve de volontarisme (72 lois en 20 mois) pour réhabiliter le politique et se distinguer ainsi d’un « roi fainéant » (au passage en matière de haine Monsieur Bertrand François Bayrou est un petit garçon). Mais présider aux destinées de la France celà n’est pas comme le montre François Bayrou cadencer son action, ni l’orienter en fonction des unes du journal de 20H de TF1, et encore moins de nommer et licencier les journalistes de ladite chaine c’est « (…) c’est d’abord de donner à un peuple des raisons de vivre… ». C’est notamment ce qu’a compris Barack Obama avec « yes WE can » ce qui se différencie fortement du « yes I can » de Nicolas Sarkosy. Le chapitre III intitulé « L’hyper » montre à quel point la France n’a pas besoin d’un Président constamment en surrégime, d’un surhomme mais « Il a besoin d’un président de confiance, non pas excité tous les jours, mais tous les jours attentif. Attentif aux temps, aux hommes, aux temps et aux signes des temps ». François Bayrou dit que la France a besoin d’un président qui permette à la démocratie de s’approfondir : »Je crois que le soutien des peuples, leur compréhension, leurs adhésion ne sont pas requis une fois tous les cinq ans, mais tous les jours de toutes les crises, de toutes les périodes faciles ou difficiles. Une seule chose est précieuse : le lien civique qui unit les responsables au pouvoir, au citoyen qui le leur a confié ». Les causeries au coin du feu de Mendes France ou de Roosevelt n’avaient pas d’autre fonction que de tisser et d’entretenir ce lien » (pp. 56-57).

Abus de pouvoir assure la légitime défense de la société française. « Il est vain et dangereux de vouloir, de force, faire de la France autre chose que la France » (p. 61). Il est absolument nécessaire de re-former la France (voir Chapitre IV Réformes le mot piégé), c’est-à-dire de lui redonner de l’allant, de la confiance en ses capacités et à son génie propre. Mais assure François Bayrou, ceci ne peut se faire sans connaissance de son histoire et, citant Montesquieu, sans tenir compte de « l’esprit général d’une nation ».

François Bayrou craint d’être pessimiste quand aux dégâts opérés par l’actuel pouvoir qui malmène tant cet esprit de la nation, il ne faut pas pour autant être exagérément optimiste sur les capacités de notre Peuple à retrouver son génie propre si ne s’opère pas dans les années à venir une profonde révolution civique dans ce pays. Un numéro Hors série de la revue Cités (2002) titrant « La France et ses démons, Radioscopie des passions françaises » en avait listé 11 : le démon de l’exception, le démon de la révolution, le démon de l’étatisme, le démon du monarchisme, le démon du populisme, le démon de l’extrême droite, le démon de l’anti-américanisme, le démon des médias, le démon des honneurs, le démon du moralisme, le démon de l’antisémitisme. Et les coordinateurs de ce dossier d’indiquer (p. 13) « Nos démons sont distincts des problèmes politiques, qui s’inscrivent plus justement dans la délibération démocratique : l’écologie, la construction de l’Europe, la mondialisation par exemple ne sont à aucun titre des fantasmes, des obsessions, des points de fixation qui suscitent l’amour ou la haine en leur qualité de butoirs inconscients ». On voit bien combien ces propos sont hélas datés et combien imposer « la délibération démocratique » pour tout objet politique reste un combat. La réception de l’ouvrage de François Bayrou en est la vivante illustration : comment voir en effet dans un ouvrage aussi dense en contre-points pour une alternative (bien qu’utilement complétable par ceux de Jean-François Kahn et de Corinne Lepage notamment) un livre vide de propositions ?

Abus de pouvoir est un plaidoyer pour la réforme de la République et l’approfondissement de la démocratie.

« Livre haineux », pamphlet ou brûlot sont de pauvres mots pour éviter d’avoir à débattre du fond.

Abus de pouvoir propose une réforme de la République.

François Bayrou explique que « l’étymologie du mot réforme renvoie au latin reformare, dont la signification tournait autour de l’idée de « rendre à quelque chose sa forme première ». On voit que le mot renvoie au sentiment que le temps dénature des choses, les pervertit et qu’au fond, c’était mieux avant. » (pp. 68-69).

François Bayrou avance l’idée simple selon laquelle pour paraphraser un auteur américain au sujet de la démocratie « il faut guérir les maux de la République par plus de République » et non pas l’abandon en rase campagne de nos principes républicains. Et cela parce que, comme nous venons de le rappeler, cela correspond à l’esprit ou à l’âme de la Nation que l’Histoire a patiemment forgé, mais aussi parce que s’écarter de ce chemin « c’est de surcroît se condamner à l’impuissance » (p. 63) non parce que ce peuple est décidément ingouvernable, mais parce qu’il tient -espérons le- être gouverné selon les principes justes qu’il s’est donné.

Ces principes justes quels sont-ils ? Ils sont inscrits dans la Constitution : « La République est démocratique, laïque et sociale. » Ce que les français ont patiemment construit, François Bayrou propose d’en retrouver la forme originelle et de le corriger chaque fois que nécessaire car évidemment il n’est pas parfait :
« Nous voulons une société où le marchand soit à sa place, qui n’est pas négligeable, mais qui n’est pas universelle. Et nous voulons qu’on respecte ce qui n’est pas marchand. Et nous voulons croire à l’égalité, un jour, des citoyens devant la loi, devant l’école, devant la santé.
Nous prétendons que les services publiques doivent répondre à une exigence publique, définie par la loi et le débat démocratique, évaluée, bien sûr, dans ses résultats. Mais nous ne voulons pas qu’on réduise cette mission de services à la marketisation, comme ils disent ».
(p. 117)

Et au fil des chapitres François Bayrou plaide pour plus de République en ce qui concerne le système juridique et juridictionnel, les normes comptables, le modèle universitaire et de recherche,l’école, le travail du dimanche, etc…

Plus de République c’est plus d’égalité entre citoyens sans oublier pour ceux qui souhaiteraient le caricaturer un paléo-gauchiste qu’un citoyen pour un démocrate c’est selon la formule de Marc Sangnier : c’est un homme libre dont la conscience et la responsabilité civique sont portées au plus haut par la démocratie.  Plus de République c’est donc plus de civisme, c’est pour chaque citoyen davantage de conscience de ses devoirs envers tous et au service de l’intérêt général qu’autant que l’exercic de ses droits. Et il reste du travail à faire !!!!

C’est aussi la fin des passe droits et du règne de l’arbitraire au profit de puissants ou de supposés tels. C’est notamment refuser que les citoyens déboursent au mépris le plus total du droit 33 000 années de SMIC soit 460 millions d’euros à Monsieur Bernard Tapie dont on comprend à la lecture du Chapitre XI « L’affaire Tapie ou L’arbitraire » que François Bayrou va être plus que jamais pour lui, comme pour d’autre, l’homme à abattre.

Plus de République c’est plus de liberté pour les citoyens et leurs responsables. C’est plus de liberté pour les journalistes qui doivent être indépendants de l’Elysée et des puissants de toutes sortes afin de faire leur travail d’information des citoyens avec la déontologie qu’impose leur profession (cf Chapitre Les médias sous influence p. 169 et suivantes). Et François Bayrou de citer l’admirable phrase d’Annah Harendt publiée dans le New Yorker en 1967 : « La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-même qui font l’objet du débat » (p. 188)

C’est plus de liberté pour le Président de la République française dans la construction d’un monde multipolaire dans lequel l’Europe doit tenir un grand rôle pour l’équilibre et la paix. C’est pouvoir conserver y compris et surtout grâce aux symboles la capacité de non-alignement sur des décisions qui paraissent contraire à l’idée du rôle que la France -dans l’Europe- se fait du bien pour la planète (chap. VII L’idéologie OTAN p. 135 et suivantes, Condamnation de nos ambitions p. 151 au sujet de la crise en Géorgie).

Plus de République c’est plus de fraternité entre les citoyens français. C’est au terme d’un Chapitre IX portant sur la laïcité, si juste pour tout lecteur ayant quelques humanités, qu’il soit athée, agnostique ou croyant, que François Bayrou adresse un vibrant plaidoyer pour la fraternité en dénonçant la logique de l’affrontement : « Ce qu’ils cherchent c’est la logique de l’affrontement, parce que l’affrontement seul est source de passion, et que la passion fournit des bataillons d’électeurs. Si la logique est logique de guerre, un groupe contre un autre, une partie du pays contre l’autre, alors c’est la détestation qui prend le dessus et la détestation se vit éperdiquement, les yeux fermés. Et apporte beaucoup de voix… Le régressif est plus payant. Plus primaire ».  Nous saurons, ici où nous sommes partisans de « la France de toutes nos forces » rappeler ces paroles notamment lorsque nous aborderons l’ouvrage de Daniel Cohn-Bendit Que faire?. François Bayrou fait à plusieurs reprise appel à la sagesse comme vertu nécessaire au Président de la République, nous pensons qu’il a entièrement raison sur ce point. Un Président se doit d’être rassembleur.

Abus de pouvoir propose l’approfondissement de la démocratie.

« La démocratie ne force pas le peuple, elle le considère. Et la démocratie ne domine pas le peuple, elle l’organise et le représente. Elle souhaite son organisation en corps intermédiaires, indépendants, capables de médiation. Elle veut des citoyens libres et conscients. Elle se dresse contre tout abus de pouvoir, contre tout despotisme même verni ». (pp 91-92).

L’approfondissement de la démocratie est pour François Bayrou la condition de la réussite de la réforme de la République. C’est tout le sens du projet politique alternatif qui a fourni le titre de ce billet « Donner confiance à la société ». C’est ce qui apparait comme le ciment de l’autre chemin exposé en fin d’ouvrage (p. 253 et suivantes).

Cet autre chemin reste, et nous en sommes très satisfait dans le prolongement de l’intuition initiale fondatrice d’un MoDem que nous espérons toujours indépendant, de « la France de toutes nos forces », c’est à dire le contraire de l’égocratie incarnée par Nicolas Sarkosy.

Vous l’avez compris, loin d’être un pamphlet vide de propositions, avec cet ouvrage François Bayrou est dans la lignée de ceux qui pour savoir dire non proposent à leur concitoyens non pas uniquement un autre chemin, mais de tracer eux mêmes cet autre chemin.

Loin de la haine, c’est une déclaration d’amour « à la société, aux familles, à la démocratie locale, aux entreprises, aux associations » (p. 253). C’est une autre façon de faire du lien social une nouvelle frontière pour notre Peuple.

Nous y reviendrons dans un prochain billet.


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Echos de la convention « Europe : l’urgence sociale »

La 4ème convention thématiques du MoDem dans le cadre de la campagne pour les élections des parlementaires européens du 7 juin prochain portait ce samedi 24 avril sur « l’europe sociale », qualifiée par l’un des orateurs comme la « deuxième jambe » d’une Union souvent perçue comme claudicante, tant celle-ci est plus faible que la jambe « économique ».

Il ne s’agit pas ici de faire un compte-rendu exhaustif de cette manifestation, mais de mettre l’accent sur quelques flamèches « orange » susceptibles de rallumer le feu que les fondateurs de l’Europe avaient allumés concernant cette composante sociale. Comme l’a rappelé Marielle de Sarnez dans Petit dictionnaire pour aimer l’Europe pour Robert Schumann le moteur de l’Europe c’est la création de solidarités de fait. C’était le cas de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) dont l’objectif était certes la reconstruction économique mais également de faciliter l’accès de tous au charbon si indispensable dans la vie quotidienne des européens alors.  Il a donc été beaucoup question de solidarité au cours de cet aprés midi de travaux et c’est heureux!

Nous allons présenter d’abord les orientations et propositions politiques qui ont pu être faites puis faire écho aux témoignages apportés par les participants aux tables rondes (du moins celles que les conditions m’ont permis d’entendre-plus de 100 personnes en dehors de la salle, dont le rédacteur-).

Propositions politiques autour de la thématique de l’Europe sociale

François Bayrou a organisé son intervention du discours de cloture autour de 4 idées :

  • Le social doit être au coeur de l’Europe. Pour cela l’Union doit être compréhensible et accessible aux citoyens : Le MoDem propose d’une part que les citoyens soient avertis au moins 3 mois avant de toute décision lors de sa préparation, et d’autre part, que toutes les décisions fassent l’objet d’une délibération publique des gouvernements (en conseil des ministres) afin que ceux-ci n’accusent plus Bruxelles d’avoir pris des décisions que la France par exemple a nécessairement votée.
  • Les différences de normes sociales et de niveaux de protection sociale entre les 27 Etats membres (notamment entre les anciens et les nouveaux) doivent faire l’objet d’un Plan de convergence sociale au sein de l’Union sur 12 ans. L’harmonisation ou uniformisation des règles sociales sont impensable par le bas et impossible par le haut (les nouveaux Etats membres en sont incapables et en plus cela n’a pas été assez souligné à notre avis cela ferait évidemment le jeu des pays émergents d’Asie, d’Amérique latine ou du Maghreb). Il faut proposer et reproduire en matière sociale ce qui a été mis en oeuvre en matière économique pour aboutir à la création de l’euro (dont la crise a montré à quel point l’Europe et l’euro ont sauvés nos pays d’un désastre encore plus important). Plus de 10 de période de convergence avait été nécessaires pour que les Etats membres puissent progresser dans la compréhension de leurs choix économiques et monétaires en vue d’envisager des règles uniques ou compatibles. Cela se fit dans le cadre du SME (Système Monétaire Européen) et du fameux serpent monétaire. Le MoDem proposera de s’inspirer de ce modèle de convergence en matière sociale, et cela pour atteindre des objectifs communs sur une période de 12 ans (2 ans pour réfléchir à la convergence et 10 ans pour la mettre en oeuvre). Et celà en indiquant clairement que pour les démocrates le social est un plus pour l’économie et non pas un boulet ou un frein. Cette proposition vise à répondre aux difficultés liées à ce que l’on peut appeler le dumping social intra-communautaire.
  • Le MoDem proposera également de mettre en place un Plan de convergence à long terme pour une concurrence équitable sur le plan social et environnemental envers les partenaires commerciaux de l’Union européenne (et notamment sans doute les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et le Brésil). Il s’agit ici de traiter les difficultés liées au dumping social et environnemental extracommunautaire. Là également il s’agit d’une voie raisonnable et réaliste entre d’une part le libre échangisme qui écrase les économies et les citoyens des pays vertueux en matière sociale et environnementale et du protectionnisme dont l’histoire a toujours montrer les limites. Imposer aux autres pays des règles que l’on s’est donner au sein de l’Europe n’est pas du protectionnisme, c’est l’instauration d’une concurrence équitable entre biens et services quelque soit leur provenance (FB prenant l’exemple des cerises sans pesticides).
    François Bayrou indique qu’ainsi le modèle social européen ne sera exposé à des concurrences injustes.
  • Le modèle solidaire européen doit tenir compte de l’équilibre entre peuples riches et peuples pauvres, et spécialement l’Afrique. Bien que la question n’aie pas directement trait avec l’Europe sociale François Bayrou souhaite que dans un souci de rendre l’autonomie notamment à l’Afrique en matière de production agricole et même industrielle ce continent puisse protéger ses agriculteurs et producteurs des exportations européennes.
    Partisan d’une agriculture vivrière et paysanne sur la planète entière, et donc du manger local, nous reviendrons dans un prochain billet sur ce sujet et sur le scandale absolu qui est la subvention des productions et exportations agricoles par les pays riches (USA en tête) qui affament et conduisent à la ruine l’économie des pays faibles.

Autre proposition formulée par Corinne Lepage concerne la mesure qui pourrait renverser ou rééquilibrer le rapport de force entre le capital et le travail (et donc les salariés et les consommateurs) consistant pour en finir avec les logiques de court terme, sacrifiant souvent le social et l’environnemental, de créer des droits différenciés pour les actionnaires stables et les actionnaires « de passage ». Tout le monde voit bien en effet les différences de pratiques et de traitement des salariés notamment entre les entreprises soumises aux objectifs de rentabilité à court terme et les entreprises dites « familiales » ou ayant des actionnaires de référence stables, qui partagent avec les salariés, l’intérêt de la pérénité et du développement de l’entreprise. Ces droits différenciés pourraient notamment consister en des droits de vote majorés et une fiscalité préférentielle.

Témoignages des participants aux tables rondes (non exhaustif)

Indépendament des conditions matérielles qui ne nous ont pas permis d’entendre et de noter toutes les interventions nous ne rapporterons ici que des éléments de témoignages qui nous semblent être particulièrement en phase avec le modèle humaniste pour le XXIème siècle proposé par le MoDem.

  • Action d’insertion pour des personnes éloignées de l’emploi financée partiellement par l’Union européenne. Baya Mokhatari médiatrice sociale à l’association d’Hérouville Saint Clair (14) « La voix des femmes » a évoqué une action de formation « Mieux être Bien être » qui a rencontré un succès et des résultats forts intéressants. Il nous semble que cette action est particulièrement symbolique des actions insuffisamment conduites pour réduire durablement le taux de chômage en deça des 9% ou 8% en France. Nous en avons déjà parlé et nous en reparlerons dans le cadre de la promotion des « emplois oranges ».  Nous pensons en effet qu’il faut renforcer les structures et les emplois dans le secteur de l’accompagnement à l’accès ou au retour à l’emploi comme cela est pratiqué au Danemark par exemple.
  • Difficultés administratives et financières pour l’octroi d’aides des fonds structurels (FSE) et programmes communautaire de formation. Une intervenante d’une association d’insertion (dont je n’ai pu entendre le nom) ayant mis en oeuvre avec des financements européens de nombreuses actions à insister sur le caractère particulièrement décourageant pour les praticiens sur le terrain des charges administratives liées aux demandes de financement et indiquer que certains organismes de formation préfèrent y renoncer. Marielle de Sarnez a indiqué que l’administration française sur-ajoute à l’administration européenne ce qui est exact mais pour avoir également vécu ces difficultés il est impératif, comme cela a été évoqué lors de la table ronde, que le Parlement européen se saisissent de cette question de la simplication des financements européens. Le représentant de l’Union régionale CFTC du Nord a indiqué qu’il serait également souhaitable que soit prévu des avances de trésorerie pour les partenaires d’actions disposant de peu de moyens financiers.
  • Elargissement du dialogue social européen aux situations interessant les plus faibles. Plusieurs intervenants ont évoqués ce moyen de relancer le dialogue social en Europe. Monsieur Legros spécialiste de la pauvreté a particulièrement insister sur la nécessité pour l’Europe d’intervenir sur plusieurs axes pouvant avoir pour effet de prévenir l’exclusion : renforcer les garanties collectives des salariés, agir en faveur du logement social, avoir des actions énergiques en matière de santé publique : la lutte contre les inégalités de santé étant essentielle dans la prévention des inégalités sociales.
  • L’entreprise socialement responsable comme moyen de faire progresser la convergence sociale entre Etats membres. Un universitaire lillois est intervenu sur ce thème en prenant appui sur les décisions récentes de la CJCE en matière de personnels détachés et de prestations de services pour illustrer les difficultés de la construction d’un espace social européen. Tout en partageant l’avis de Marielle de Sarnez selon lequel les décisions de la CJCE sont particulièrement plus subtiles que la façon dont elles sont généralement trop hativement présentées, nous encourageons ici le MoDem a particulièrement approfondir sa réflexion sur ce champ de la responsabilité sociale des entreprises qui a déjà fait d’ailleurs l’objet d’un livre vert de l’UE. La Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises est effectivement un outil particulièrement efficace pour encourager les entreprises à être vertueuse en supportant par exemple (à notre avis via un système de bonus/malus) les conséquences elles mêmes de leurs incuries avérées en matière de non-respect des normes et objectifs sociaux collectifs. Ce système du « pollueur-payeur » à l’avantage de ne pas permettre à un acteur de se défausser sur la société ou collectivité pour réparer les dégâts dont il est à l’origine.
  • De la nécessité du pragmatisme dans la construction de l’Europe sociale : Le représentant de l’Union régional CFTC a pour sa part donner un témoignage riche et qui illustre parfaitement l’importance du pragmatisme (ou réalisme dans la construction sociale de l’Europe) cad de la nécessité de tenir compte des faits. A titre d’exemple il a fournit : nécessité de se préoccuper de la qualité des emplois, le monde de demain est le monde des PME et le monde changera de visage s’il y a une Europe forte, travail nécessaire entre syndicats et associations comme dans le collectif Alerte, pas de projets sociaux européens sans le soutien de la base (des salariés) en prenant exemple sur un projet EQUAL sur les séniors se heurtant aux réticences envers l’allongement de la vie au travail.
  • Une stratégie culturelle pour l’Europe. Non pas en marge de l’Europe sociale, mais au coeur de l’Europe, de ses valeurs et de la construction européen Jean Lambert-Wild Directeur de la Comédie de Caen a brillament dénoncé le scandale que représente l’absence de l’art et de la culture comme priorité européenne. Ne serait-ce que pour le rôle social des arts et de la culture dans le cadre de l’éducation et la médiation artistique pour l’insertion et pour d’autres raisons plus essentielles tenant aux valeurs et à la civilisation européenne il conviendrait de mettre fin à ce scandale.

En s’appuyant sur les propos de Robert Rochefort qui indiquait qu’une étude récente montre que 68% des français avaient le sentiment que l’on ne faisait pas assez pour les défavorisés, le MoDem, son modèle humaniste pour le XXIème, avec ses propositions et son modèle solidaire dont François Bayrou indiquait qu’il était valable pour l’Europe comme pour la France, est en phase avec son temps. Le temps de la révolution civique orange !

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Indispensable Petit dictionnaire pour aimer l’Europe

Attention arme de conviction massive ! Cet ouvrage de Marielle de Sarnez est un pur bonheur pour tout ami du MoDem, précipitez vous pour le lire.

Son principal atout est évidement d’atteindre son objectif faire aimer l’Europe !  Mais et c’est là que cet ouvrage est clé pour nous tous c’est qu’il donne à aimer aussi le MoDem !  Nous considérons cet ouvrage comme fondateur pour notre Mouvement démocrate et nous allons expliquer pourquoi.

Cet ouvrage est tout d’abord 100 % MoDem !

Il est écrit autant pour le coeur que pour l’intelligence de nos concitoyens. En ce sens il est cohérent avec le modèle humaniste pour le XXIème siècle du MoDem. Il est ouvrage ambitieux pour le bien public et réaliste sur les moyens pour l’atteindre.

Il considère les citoyens européens comme responsables de leur destin. Marielle de Sarnez renvoit chaque fois que cela est nécessaire au débat citoyen, par exemple sur les questions nouvelles (OGM) ou bien sur les questions difficiles (élargissement notamment à la Turquie). Il ne s’agit par pour elle de se défausser ou de remettre à plus tard la prise de position. Par exemple dans ces deux cas, elle éclaire fort bien et balise très finement les éléments du choix. En effet, une qualité essentielle de l’ouvrage est de présenter de manière claire, concise les arguments de façon à éclairer l’opinion du citoyen européen et français. A cet égard, ce dictionnaire est remarquable, un modèle de livre pour « citoyens engagés » qui ont comme la charte éthique du MoDem nous y enjoint, la passion de la vérité du débat!!!

Il traite de l’intérêt général européen. C’est un tour de force en matière de politique européenne d’éviter les pièges des batailles des lobbys, des corporatismes divers et des particularismes et exceptions en tous genres qu’il faut surtout protéger pour s’attirer les bonnes grâces de l’opinion… Or Marielle de Sarnez et les collaborateurs qui l’ont aidée réussissent à merveille à évoquer tous les dossiers brulants tels que délocalisations et dumping social, pêche et quotas, service public et concurrence, énergie, laîcité, défense… etc… sans tomber dans les pièges tendus à longueur de temps par les détracteurs de l’Union et les médias. La clé du succès est une présentation factuelle des dossiers, souvent avec une base historique, la présentation des arguments en présence, avec en conclusions les propositions du MoDem.

Il donne une vision et ouvre des perspectives et des chantiers nouveaux. La vision de l’Europe sous jacente dans l’ensemble des thèmes et rubriques traitées est l’idée d’une ambition sans cesse regénérée aux services de la solidarité entre les peuples et notamment envers les citoyens les plus faibles. Les perspectives tracées sont celles de la coordination des efforts et de la mutualisation de l’intelligence collective des citoyens européens au service de l’invention d’un modèle de société plus juste, plus fraternelle et donc plus sûre. Les chantiers nouveaux à ouvrir ou à poursuivre au plan européen tels que par exemple l’espace social commun, le combat contre la violence faite aux femmes, la régulation économique, la défense européenne sont clairement évoqués,….

Cet ouvrage est 100 % utile et efficace !

Il traite de manière claire et exhaustive l’ensemble des questions clés du débat européen. Sans avoir au départ de portée nécessairement programmatique, ce livre peut constitué une grande part du programme du MoDem pour les élections européennes et ce sans faire bien sûr de tort aux livres que nous avons présentés récemment de Corinne Lepage et Jean-François Kahn. L’abondance de bien ne nuit pas on le sait ! Cela peut paraitre une gageure, cela a été fait de manière efficace en distinguant une présentation très pédagogique et claire des institutions, un exposé argumenté et détaillé des principales politiques et avancées pour les peuples dûes à l’Union, et enfin une réponse convaincante sur l’ensemble des brûlots européens (Fromages, Oiseaux migrateurs, chocolat, Bolkenstein, etc…).

Il apporte sur les dossiers qui structurent les « choix » des citoyens européens des repères clairs pour convaincre nos concitoyens de voter MoDem le 7 juin prochain. Ni plaidoyer, ni brulot « anti-souverainiste » cet ouvrage livre sur les points clés du débat européen, les raisons pour lesquelles l’Europe voulue par le MoDem, n’est ni une Europe idéale ou rêvée pour laquelle « unis nous sommes plus forts »  serait le seul slogan, mais une Europe certes imparfaite mais porteuse de tant de potentialités non encore exploitées, une Europe concrète qui s’occupe (excusez au passage Rachida Dati :-)) autent des valeurs qui unissent les citoyens européens que de l’emploi en cas de restructuration industrielle.

Nous essaierons d’ailleurs de faire une synthèse de ces orientations qui vont dans le sens d’un approfondissement des acquis européens et de la protection des plus faibles des citoyens européens.

Il illustre parfaitement ce que l’Union européenne voulue par Robert Schumann a déjà apporter aux français et aux autres peuples européens. L’ouvrage reprend d’ailleurs l’intégralité de la proposition Schumann qui prédisait dans une admirable vision toujours valable : »L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. » (page 207). De l’Airbus en passant par la PAC, Erasmus, divers programmes ambitieux pour la lutte contre les discriminations, la réduction des inégalités entre territoires, la solidarité internationale, Erasmus etc… la plupart des avancées marquantes de l’Union européenne sans laquelle le vieux continent ne porterait jamais aussi bien son nom sont avancées.

Oui Marielle de Sarnez donne envie d’aimer l’Europe, oui cet ouvrage est à proposer largement pour donner envie à nos concitoyens de voter le 7 juin pour les listes MoDem mais surtout de venir nous rejoindre pour, ensemble, contribuer « à élever le niveau de responsabilité de conscience » de tous selon l’expression de Marc Sangnier.

Marielle de Sarnez a raison en conclusion de citer Bronislaw Geremek « Toutes les expériences culturelles européennes se rencontrent autour d’une valeur fondamentale, la reconnaissance de la dignité de la personne ». Comme le soleil de l’humanisme s’est souvent levé à l’Est (circonstances de l’Histoire probablement) nous avions pour notre part cité Vaclav Havel « Sans bonne foi, sans courtoisie, sans mesure, sans goût de la justice, sans sens de la responsabilité, amour de la vérité et amour du prochain, toutes les règles et les institutions politiques sont des objets morts et sans valeur » (Méditations d’été, 1992, p. 152).

Il est heureux que dans son introduction Marielle de Sarnez (pages 12 et 13) évoque en des termes voisins pourquoi tout démocrate sincère se doit d’aimer l’Europe : « Et j’ai découvert ce que je ne savais pas, que la démocratie est plus respectée au Parlement européen qu’elle ne l’est dans notre pays. A Strasbourg, on ne s’insulte pas. Chacun parle dans sa langue, c’est vrai, mais on s’écoute. On n’adopte jamais un texte important sans que chacun des groupes où s’expriment les grandes sensibilités démocratiques y apporte sa pierre, le corrige, l’améliore.
L’idéal européen dépasse les querelles partisanes. Et la démocratie européenne permet de travailler ensemble, au lieu de vivre dans l’affrontement perpétuel.
En même temps, la vie démocratique européenne oblige à apprendre la nuance. On découvre que rien n’est simple, binaire, caricaturable, dès lors qu’il s’agit de faire vivre ensemble nos nations différentes, nos peuples si divers. Chacune des questions pour être résolue doit être approfondie. On découvre alors la richesse de la réflexion partagée et du travail en commun ».

A cette lecture on se dit que le Parlement européen devrait être 100% MoDem lui aussi pour encore mieux fonctionner :-). Plus sérieusement avec une expérience plus modeste de plusieurs années de fréquentation de lieux de débats européens, nous avons fait de manière identique cette découverte : c’est la plus belle raison d’aimer l’Europe, l’Europe apprends à vivre ensemble et à construire ensemble un destin commun. Puisse le MoDem s’en inspirer quotidiennement et pour jusqu’en 2112 et au-delà….

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De Quo vadis à L’Alternative : le Modem en marche !

Il y a des jours où les sympathisants, militants et adhérents du MoDem peuvent avoir un large sourire !

Ce lundi 20 avril en est un !!!!!

Première bonne nouvelle : le MoDem par la voix de son initiateur réaffirme son indépendance et surtout son positionnement au service de tous les français qui se reconnaissent dans les valeurs de la République.  Bayrou rejette la main tendue de Hollande titre t’on !

En positif cela ce traduit par Bayrou tends la main à tous les démocrates et républicains…. le MoDem reste fidèle à son intuition de départ « la France de toutes nos forces »… Nous le répétons sans cesse ici. Réenchanter la politique en transformant un à un chaque français en « citoyen engagé » est bien plus porteur à moyen et long terme que tout calcul politicien borné à 2012 !

Deuxième bonne nouvelle : le MoDem ré-européanise le débat des élections européennes. L’Europe, souvent présentée par facilité intellectuelle et par calcul politique comme bouc émissaire est plus un ensemble politique porteur de solutions, tant à la fois la taille de cet ensemble comme l’inventivité et l’énergie de ses peuples qui le composent sont des atouts pour ce vieux Continent!

Pour sortir nos concitoyens de la crise économique et financière, de la crise sociale et plus encore de la crise écologique, que peut faire chaque pays seul sans une Europe forte ????!!!  Rien ou si peu!

Que dire de l’irresponsabilité de ceux qui entretiennent cette illusion !!!

Y compris pour traiter de la question qui aurait dû être centrale lors du G20, la faim dans le Monde, c’est l’Europe qui déjà se montre et de loin la plus solidaire…. !

Oui l’Europe mérite bien une campagne digne et centrée sur son avenir !

Troisième bonne nouvelle : notre ami Jean-François Kahn sort dans deux jours son ouvrage de propositions L’Alternative Oui c’est possible.

Cette contribution, avec celle tout aussi enrichissante pour le débat de Corinne Lepage Vivre autrement, va et vont permettre d’enrichir les débats démocratiques au sein du MoDem, mais surtout au-delà, pour préparer non pas seulement la fameuse alternance de 2012, mais le modèle humaniste pour tout le XXIème siècle.

Un des messages fort de Jean-François Kahn comme de Corinne Lepage est qu’il faut prendre les mesures qui permettront de sortir du court-termisme qui, depuis la bulle financière, envahit tout et gangrène les activités humaines les unes après les autres….

Lionel Jospin avait hésité en 2002 à placer sa campagne sous le signe de la RESPONSABILITE, il eut mieux fait de franchir ce pas… Quel plus beau mot dans la sphére publique que celui qui signifie « répondre de » ?

Nous rendrons compte ici de ces ouvrages mais nous sentons à la lecture de leur présentation (et du premier chapitre de celui de Corinne Lepage) combien est essentielle cette question de « cesser de faire sa place au soleil au détriment de l’autre et de l’avenir »…  Nous y reviendrons.

Alors pourquoi ne pas évoquer aussi l’ouvrage de François Bayrou Abus de pouvoir? Nous n’en connaissons pas le contenu, nous espérons et cela ferait une quatrième bonne nouvelle, qu’au-delà de la dénonciation de l’entreprise idéologique sous-jacente au « sarkosysme » qu’il semble dénoncer, il y soit fait bonne place, y compris sur la 4ème de couverture, au « Quo vadis ? » qu’initialement François Bayrou souhaitait rédiger…

Car pour les adhérents du MoDem, comme pour les français, il est mille fois plus intéressant de proposer une alternative que de mettre les projecteurs sur un hyper Président dont au final chacun pourra apprécier librement les résultats de sa politique !

Il s’écrit ici ou là que François Bayrou souhaite apparaitre comme le contraire de Nicolas Sarkosy. Proposer une vision, dessiner ce modèle humaniste pour le XXIème siècle et s’y tenir une fois dans l’action serait un acte fondateur d’une façon alternative de SERVIR les français ! Quo vadis ? donc !!!

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Impasse de « la France de la moitié de nos forces »

Appelant à un MoDem indépendant fédérateur d’initiatives citoyennes (art. 1er de la Charte éthique du MoDem : le Mouvement Démocrate est un mouvement de citoyens engagés ») l’appel du pied à F. Bayrou du futur candidat PS à l’investiture socialiste pour les présidentielles de 2012 F. Hollande nous inquiète.

Que le MoDem et son dirigeant soient tantôt injustement villipendés ou courtisés est un signe encourageant :
– pour la vie politique française car le MoDem en ce qu’il y apporte de nouveau soit dérange à juste titre, soit intéresse au moins avec le désir de le « neutraliser »,
– pour le MoDem car cela signifie que l’élan et le capital de sympathie créé par François Bayrou lors de la présidentielle de 2007 autour de l’idée que l’horizon politique des français n’est pas limité au système UMP-PS est bien vivace pour être perçu comme une menace par les tenants dudit système.

François Hollande pour paraphraser Daniel Cohn Bendit n’a pas eu d’apparition récente lui enjoignant de reconsidérer sa position dite du cordon sanitaire autour du MoDem. Il ne s’est pas converti au dialogue avec F. Bayrou tel un nouvel ami qui lui veut du bien. Comme tant d’autres François Hollande n’envisage le MoDem que comme un « parti centriste banalisé » et vassalisé, bref un PRG bis (Parti Radical de Gauche) dans une éventuelle majorité tout juste un peu plus plurielle.

Que dit François Hollande ? : « Il (FB) n’a aujourd’hui ni les forces pour prétendre être présent au second tour de la présidentielle, ni le projet politique lui permettant de fédérer autour de lui ». Donc selon l’ancien secrétaire général du PS, en se maintenant pour l’heure (à minima) à hauteur de 10% des suffrages le MoDem est difficilement contournable pour envisager de gagner ledit second tour sans lui.

Simple « citoyen engagé » nous laisserons bien volontiers François Hollande réévaluer périodiquement par lui-même la justesse de son analyse.

Nous réaffirmons ici dans le cadre du média social du MoDem les raisons pour lesquelles elle nous semble fondamentalement erronée, à la condition que le MoDem et ses dirigeants fassent de l’identité du MoDem et de son originalité fondatrice l’atout maitre pour 100 ans !!! (MoDem : objectif 2112 !!!)

Sur l’absence de projet politique permettant de fédérer autour de lui : il faut vite envoyer à Monsieur Hollande quelques affiches de la campagne électorale des présidentielles de 2007 « La France de TOUTES nos forces »… Il n’est pas besoin d’être grand clerc en politique pour comprendre que 2 années de pouvoir de Nicolas Sarkosy auront déjà suffit pour légitimer davantage aux yeux des français la pertinence et l’actualité de ce projet…

Les français aspirent à l’apaisement de la vie politique et donc au rassemblement que seule l’émergence d’un projet nouveau « un modèle humaniste pour le XXIème siècle » peut assurer. Il faut croire en la force d’attraction de ce projet, le développer et le porter dans toutes les directions de l’échiquier politique républicain et auprès de tous les français et non pour la moitié d’entre eux.

C’est l’originalité du MoDem de ne pas être un parti centriste de plus mais un parti central pour la rénovation de la vie politique française pour la désengluer du système UMP-PS.

François Hollande propose d’afficher les idées pour mesurer les divergences et convergences en vue d’une éventuelle alliance. C’est-à-dire batir un nouveau « programme commun » et faire un bond en arrière de plus de 30 ans avec une différence notoire : François Mitterand ne cachait pas qu’il voulait réduire l’influence du PCF, la plupart des éventuels alliés du MoDem sont en général moins courageux (mais pour eux le MoDem sera moins dérangeant au sein d’une alliance que dehors)!!! .

Cela devrait suffire pour valider que seule la stratégie d’INDEPENDANCE du MoDem est susceptible d’en finir une fois pour toute avec le système UMP-PS, partis ayant alternativement user du pouvoir sans résoudre aucun des grands problèmes du pays (emploi, recherche, vitalité des tpe/pme, justice, santé, etc.. etc…). C’est dire stop à un système dans lequel « une moitié de la France » doit avoir raison contre l’autre et avec lequel la recherche de l’intérêt général est toujours remise à plus tard.

Fidèle à l’intuition fondatrice du MoDem nous refusons d’être enfermés à nouveau dans ce système.  Les « citoyens engagés » adhérents, sympathisants et électeurs du MoDem doivent pouvoir notamment au niveau local, régional mais aussi national ou européen être en mesure de défendre, amender et voter tout projet relevant d’un « modèle humaniste » proposée par un responsable politique républicain de quelque bord ou parti que ce soit et allant dans le sens de l’intérêt général.

Sur les forces pour prétendre être au second tour de l’élection présidentielle: le 16 avril 2009 il y a donc urgence pour préparer l’élection présidentielle de 2012 et donc les alliances entre les prétendants au second tour et les autres….au moment où tant de français souffrent de la crise c’est indécent !!!!! Année après année, la vie politique française presque maintenant sans trève tourne autour de l’élection du monarque républicain…. « le boulot de dans 5 ans » est l’horizon indépassable de la vie politique française…  Est-il impertinent de se demander si cette vision des choses (« imposée » semble t’il par les institutions), qui transforme les partis politiques en « écuries présidentielles », les principaux responsables politiques en « gladiateurs » et la vie politique en spectacle permanent dont il ne reste tous les 5 ans qu’un vainqueur a encore quelque chose à voir avec la démocratie ?

Cette démocratie dont le MoDem reprend l’idéal de Marc Sangnier « l’organisation politique de la société qui vise à porter à son plus haut niveau la conscience et la responsabilité des citoyens ».

Pour promouvoir cette démocratie concrétisée par un « contrôle citoyen » des pouvoirs, quels qu’ils soient, peu importe leur niveau et leur lieu d’exercice,  il convient de s’attacher non pas à une élection fût-elle « mère de toutes les élections » mais à toutes les élections, à commencer par celles qui irriguent et font vivre la démocratie au quotidien, les élections locales.

D’ailleurs, et cela tombe bien, par un heureux hasard (?), les études et enquêtes autour de l’élection de Barack Obama, montrent que le succès à l’élection au poste suprême semble se construire dans un inlassable « travail » de terrain, de proximité avec les citoyens, sans lesquels le charisme d’un leader et la pertinence d’un projet politique ne pourraient pas entrainer suffisamment de forces derrière lui (pour reprendre le vocable de François Hollande).

Travailler avec les citoyens, les rencontrer dans les divers sens du terme à chacune des élections, sont autant de précieux jalons et étapes incontournables pour faire émerger ces forces nouvelles, résolument nouvelles et « orange » qui viendront un jour contredire l’assertion de François Hollande.

En dépit de la sympathie que nous pouvons avoir pour Manuel Valls, ce n’est pas -seulement- d’une nouvelle génération de responsables politiques dont notre pays à besoin, c’est d’abord et avant tout de l’émergence d’une nouvelle génération de « citoyens engagés » -si possible avec écharpe orange autour du cou !!!!!

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Hommage à René Monory : humaniste du XXIème siècle

Les réactions à la mort de René Monory (le nouvel obs d’hier) relèvent et c’est heureux d’un hommage assez unanime de la classe politique.

Une fois n’est pas coutume René Monory était de ces hommes qui forcent le respect y compris de leur vivant, et je l’espère il ne serait pas surpris de se voir présenter ainsi car il a dû entendre ces éloges de son vivant : « humaniste », « travailleur acharné », « homme tourné vers l’avenir » selon Nicolas Sarkosy, « un exemple remarquable de réussite individuelle au service de la France » pour François Fillon. « symbole de la promotion républicaine » pour Michèle Alliot-Marie , « son bon sens et sa proximité avec les citoyens (…) lui ont permis de transformer ses idées en projets ambitieux et réalistes » pour Xavier Bertrand. Ces mots sincères de la part de personnalités politiques qui ne peuvent pas être soupsonnées de « centrophilie » sonnent comme des aveux : il est donc possible d’être « centriste » et posséder de nombreuses qualités…

Mais l’essentiel se trouve dans les témoignages des élus de la Vienne (Centre Presse) qui l’ont vu agir au quotidien : « je salue ce très grand pragmatique qui a mis le volontarisme non pas à son service personnel mais au service de tous » (Jean-Pierre Raffarin), « la Vienne perd aujourd’hui un très grand serviteur » Claude Bertaud (Psdt du CG 86), « René Monory était un homme politique courageux, audacieux, visionnaire, humaniste, intègre dans le combat politique. »  pour Jacques Santrot ancien député-maire PS de Poitiers.

A l’heure, nous y reviendrons dans un prochain billet, où depuis la campagne électorale de Barack Obama, il est dit que les élections se gagnent sur la double base d’un projet (d’une vision) et SURTOUT d’une relation de proximité avec les citoyens dans leurs lieux de vie, René Monory fait figure d’exemple pour tout élu MODEM :  serviteur de tous, pragmatique, courageux, intégre dans le combat politique avec un sens aigu de l’intérêt général.

René Monory incarnait de manière idéale l’action de l’humaniste en politique.  J’ai à l’esprit un fait qu’il a mentionnait dans ses « mémoires » et qui a mon sens illustre fort bien l’état d’esprit de cet humanisme pragmatique et chaleureux dont il était le dépositaire.  Il relatait comment dans les classes primaires de son enfance, les élèves (dont il était) qui avaient la chance d’apprendre mieux ou plus vite que leurs petits camarades en difficulté, aidaient l’instituteur auprès de ces derniers pour qu’ils aient eux aussi la chance de « réussir à l’école ». Cette solidarité là, pragmatique, chaleureuse personnifie bien René Monory.

En France, aujourd’hui, l’école de la république peine toujours à rétablir l’égalité des chances, et les instituteurs sont toujours confrontés à cette difficulté de faire classe pour 80% des élèves, les 10% les plus « à l’aise » comme les 10% les plus en difficulté étant souvent « un problème » sans solution pérenne.  Pour rendre hommage à René Monory, le MoDem s’honorerait, après concertation et réflexion avec le corps enseignant et les spécialistes de ces questions, de voir comment actualiser cette belle idée de la solidarité entre élèves qui avait tant marqué et tant réussi à celui qui était l’apprenti garagiste devenu Président du Sénat !!! Si cela prenait la forme « d’heures » de solidarité pour le travail scolaire entre élèves il conviendrait de les appeler « les heures Monory ».

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